Financement d’une chaire d’entreprise EDT ENGIE / UPF pour former et préparer des jeunes experts polynésiens à la transition énergétique

Photo sign chaire UPF

EDT ENGIE et l’UPF ont décidé de collaborer, dans le cadre d’une chaire d’entreprise, dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une formation de type master portant sur la « Gestion des énergies en milieu insulaire et tropical », afin de former les cadres supérieurs polynésiens de demain. Tous les niveaux seront concernés : techniciens, ingénieurs, agents commerciaux. Le nouveau master répondra à une attente forte. Les technologies associées à la gestion des énergies renouvelables vont créer de nouveaux métiers pour lesquels une formation de qualité est indispensable.

Un projet de chaire pour contribuer au développement durable du Pays

Dans le cadre de ses responsabilités de concessionnaire de service public, EDT, filiale du Groupe ENGIE, s’engage dans la transition énergétique en contribuant à la mise en place au sein de l’université de Polynésie française d’un master en “Gestion des énergies en milieu insulaire et tropical”. La création d’une chaire répond à la volonté d’EDT ENGIE d’assumer pleinement ses responsabilités de concessionnaire de service public et contribuer au développement durable du Pays à travers l’ensemble de ses actions et de ses propositions, en termes de performance et d’efficience économique, de responsabilité sociale et sociétale et de préservation de l’environnement et des ressources. 

L’objectif de la chaire est pour l’UPF de structurer un cycle master sur le domaine des énergies renouvelables (EnR) et de la maîtrise de l’énergie (MDE) adaptées au milieu tropical et insulaire. Il s’agit in fine de développer un pôle de compétences scientifiques et technologiques dans le domaine des énergies renouvelables adapté au contexte local par la mise en place de programmes de recherche et de formation.

Anticiper les enjeux de demain

Les formations universitaires disponibles en Polynésie française sont des outils indispensables mais sont, à ce jour, insuffisantes. La Licence professionnelle Energie Renouvelables et Maitrise de l’Energie de l’UPF propose en effet des diplômes de niveau de qualification II et forme ainsi des cadres moyens ayant des compétences techniques solides. Il était donc indispensable de prévoir la formation de cadres supérieurs locaux ayant un niveau de qualification I (Master) afin de concevoir et piloter les projets structurants en matière d’énergie.

Pour Pascal ORTEGA, professeur à l’UPF et vice-président du conseil scientifique : « Ce type de formation apporte le bénéfice d’enrichir l’activité de recherche en alimentant les laboratoires avec des étudiants locaux formés à la recherche dans le cadre du master et susceptibles de poursuivre leur études au niveau doctoral à l’UPF. Rappelons que le rôle de l’UPF est également d’assurer le transfert de connaissances et de technologies vers le monde industriel afin de soutenir le développement des entreprises locales, d’améliorer leurs compétences et d’augmenter leur compétitivité sur des secteurs innovants. ».

                                                                                                                                                               Structurer un cycle master sur le domaine des EnR et de la MDE

Compte tenu du tissu industriel, les flux d’étudiants doivent être limités. De ce fait, il a été judicieux d’imaginer une formation en co-habilitation avec un master existant de métropole. Un nombre limité d’étudiants issus des formations de l’UPF ou suivis depuis leur sortie du lycée, sera sélectionné pour suivre la première année de Master (M1) en métropole dans la formation partenaire et reviendra suivre la deuxième année de master (M2) à l’UPF où ils suivront des cours adaptés aux problématiques locales. Les cours théoriques du M2 seront assurés par les enseignants chercheurs de l’UPF et des universités partenaires. Le stage en laboratoire, composante fondamentale du master, pourra se faire au laboratoire GEPASUD, à EDT ENGIE, dans les laboratoires des universités partenaires et, éventuellement, dans les d’autres entreprises du Pacifique Sud.

Une forte dimension “Pacifique” sera donné à ce master pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la région “Pacifique” comprend un grand nombre d’États insulaires confrontés à des problématiques très similaires à celles polynésiennes en termes d’énergie et d’environnement. Ensuite, et surtout, la qualité de la formation sera enrichie, d’une part, par la participation aux enseignements des chercheurs et/ou professionnels d’autres îles du Pacifique et, d’autre part, par l’accueil des étudiants dans leurs laboratoires ou entreprises. Le stage de six mois en laboratoire ou en entreprise est une composante essentielle d’un master 2 et contribue fortement au succès de sa mise en place. Il est évident que des collaborations de recherche enrichiront cette association de compétences.

Un engagement d’EDT ENGIE dans la transition énergétique par le biais de la formation

Dans le cadre de la chaire, EDT contribue à la constitution d’une filière d’excellence scientifique locale par le financement à hauteur de 6,6 millions XPF d’un support d’enseignant-chercheur contractuel par an pour renforcer l’équipe pédagogique.

« Depuis plusieurs années, le Groupe ENGIE en Polynésie favorise la formation professionnelle et l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi en répondant aux besoins de main-d’oeuvre de qualité. Une attention particulière est portée à la formation des jeunes talents Polynésiens et des futures générations » confie Yvonnick RAFFIN, Directeur Général Adjoint d’EDT ENGIE.

Le calendrier pour une collaboration dès la rentrée 2016

Dès 2016, l’UPF s’est engagé à identifier l’établissement qui accueillera les étudiants en master 1. La sélection des étudiants sera faite de telle manière à démarrer la collaboration dès la rentrée 2016. La demande d’habilitation sera proposée dans le plan de formation du prochain plan quinquennal de l’UPF. En cas d’agrément de la part du ministère de tutelle, le niveau 2 sera ouvert pour la rentrée 2017 et fonctionnera pour une durée d’au moins trois ans.

 

Comments are closed